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Descartes

Sous l’effet de la déconstruction, les principes fondateurs des visions anciennes du monde se sont estompées au moins en Europe, ainsi que les visions dogmatiques du monde « religieuse » entraînant un désenchantement du monde,  car, elles existent toujours dans les pays Africains.

S’est ainsi trouvé dépassé l’idée cartésienne d’un sujet libre et transparent à  lui-même, d’un citoyen fait de volonté, qui allait pouvoir être maître et possesseur de la nature.

Descartes est ainsi considéré comme le père de la philosophie moderne, fondant avec le concept de cogito, tout l’édifice de la pensée sur l’homme et non plus sur el cosmos ou sur la divinité comme les siècles passés.

Est ainsi mis en place une méthode nouvelle qui fonctionne en trois temps :

-          Le doute radical et définitif, se distingue du doute sceptique, il est une méthode de pensée par lesquels on rejette provisoirement tout ce qui n’est pas certain, d’une évidence absolue, il effectue une table rase du passé, de la tradition, de l’école des maitres ou encore des parents

-          Cette opération permet de chercher une vérité incontestable, une certitude absolue qui résiste au doute et qui ainsi permette de reconstruire toute la philosophie

-          C’est le troisième temps de la philosophie, cette certitude est le fameux « Je pense donc je suis », c’est ainsi sur la certitude que le sujet à de son existence que l’on va pouvoir refonder tout l’édifice de la pensée.

C’est cet accent mis sur la subjectivité qui marque une rupture avec le monde ancien, qui plaçait soit le cosmos, soit la divinité (dans le monde chrétien) à la base de la réflexion sur la vie bonne.

Parallèlement, la révolution va aussi consacrer la naissance de l’humanisme mais dans la sphère politique et juridique, « nous ne sommes pas déterminés par notre code », nous pouvons nous retourner contre la tradition et la critiquer.

Les hommes sont désormais sujets d’une histoire qu’ils peuvent inventer eux-mêmes, à la reconstruction de l’idée de la Vérité sur la base du sujet, correspond la reconstruction du monde à partir de la subjectivité humaine, droit e vote, droits de l’homme et démocratie.

 

Les enjeux de la première méditation

L’idée de Descartes est d’instituer un dialogue intérieur, afin de trouver d’un côté une volonté qui résiste au doute jusqu’à parvenir à un doute qu’il qualifie d’hyperbolique, c’est-à-dire volontairement excessif dans le but de reconstruire toute la philosophie.

Ce doute ne doit pas être confondu avec le doute sceptique, il est provisoire, il est en effet destiné à être dépassé, c’est un « point d’Archimède, destiné à soulever toute la philosophie », le doute de Descartes est ainsi « gnoséologique = il porte sur les choses » et ontologiques = il porte sur l’être même des choses »

Une fois balayé l’ensemble des préjugés, il découvre la première vérité, celle qui  résiste au doute, le fameux « Je suis, j’existe », pourquoi dès lors abandonne t’il  la conjonction de coordination « donc » qui signifie qu’il existe un lien de causer à effet ?

C’est parce que la Vérité qui dépasse le doute est trouvée !

Nous ne sommes plus dans le raisonnement, mais dans le cadre d’une intuition certaine, aussi, à partir de ce principe, il est possible de développer, l’évidence claire et certaine, elle représente  ainsi ce qui est présent et manifeste à un esprit attentif.

Que signifie le terme évidence dans le langage de Descartes ?

-          Elle est en fait, la première règle de la méthode, « ce qui se présente si clairement et si distinctement à l’esprit qu’on ne peut le mettre en doute. »

Le sujet cartésien est celui qui peut à partir de lui même, s’appréhender dans sa plénitude, sans avoir recours à l’idée d’une sphère inconsciente

En conclusion, il faut aller au vrai avec toutes les ressources de son esprit, la peur d’être trompé (par les rêves, les hallucinations, un malin génie ou un Dieu trompeur) lui permet de développer une méthode de style mathématique pour parvenir avec certitude au vrai, sa méthode démontre l’importance jouée par la raison, il pose néanmoins et à contrario les limites du savoir humain, ce qui nous impose d’envisager à cette suite, les considérations morales et politiques d’un tel renversement de perspective.

Descartes est l’inventeur de la philosophie moderne, de celle du sujet, et il permet de reformuler l’argument ontologique, visant la volonté de démontrer à l’aide de concepts l’existence de Dieu.

C’est argument a été posé à l’origine par St Anselme au XI°, siècle et est proprement génial :

Il est présent sous la forme d’un syllogisme, bien connu des juristes, ce dernier est un raisonnement logique qui s’articule en trois temps :

-          La majeure du raisonnement (est le principe)

-          La mineure (est l’application du principe)

-          La conclusion (est la conséquence de l’application du principe)

La majeure :

J’ai l’idée d’un Dieu infini, parfait, omniscient et omnipotent, il dispose de tous les attributs

La mineure :

L’existence est une qualité du sujet

La conclusion :

L’existence est un prédicat du concept, Dieu est pourvu de toutes les qualités, l’existence en est une, donc Dieu existe.

Cet argument sera beaucoup critiqué, et notamment par Kant, peut on en effet, tirer d’une définition si logique soit elle, la preuve d’une réalité ?

L’existence conceptuelle est éloignée de l’existence réelle, ou pour faire un détour par Aristote, reprenons, la terminologie de ce qui est en puissance et en acte :

-          Exemple de la statue (la glaise qui permet de faire une statue, est  présente sous la forme d’un tas sans forme
particulière, c’est-à-dire qu’elle est à l’état de puissance, elle peut prendre toutes les formes possibles (cheval, chien, homme…), par contre une fois que j’ai décidé de ce que je veux représenter, je la mets en forme.

Dans le cas de Dieu, la difficulté est qu’il demeure en puissance, au cœur de la pensée et de la foi qui seule peut l’appréhender, en dehors des premiers chrétiens, nous n’avons pas de possibilité de le toucher comme existant « St Thomas, heureux ceux qui croit sans voir »

Deuxième source de l’argument ontologique, j’ai l’idée d’un Dieu nécessaire, grâce au principe de causalité, l’argument est d’Aristote « Dieu est le premier moteur mû par personne et qui meut toute la création » ou celle de Leibniz « la cause première et nécessaire

A quoi sert cette démonstration chez Descartes ?

Elle permet de satisfaire son désir d’atteindre une connaissance vraie par l’intermédiaire de la garantie divine, or le problème que va poser la connaissance aux modernes est relatif à la compréhension du monde en tant que sujet :

Est-ce que les objets tels que je les vois, tels qu’ils sont donc pour moi, dans ma représentation mentale existe en dehors de ma conscience ?

Le problème sera résolu par Descartes par le recours à la garantie divine, car je ne peux évidement jamais sortir de ma représentation, il est alors passé de l’idée de doute systématique d’un doute gnoséologique, à une intuition vraie, première qui garantit la réalité de mes perceptions par le recours à un être existant réellement et nécessairement « Dieu »

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