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L’ISLAM

L’Islam

Il apparaît en  622, l’Hégire est le départ de Mahomet
et ses compagnons qui quittent la Mecque pour Médine.

Mahomet se présente comme el fondateur d’une nouvelle
religion qui se situe dans la continuité des deux religions monothéistes
antérieures, le prophète considère que le message de Dieu n’a pas été bien
saisi par les autres religions et qu’il a reçu les révélations de l’archange « Gabriel »
pour parfaire le contenu des deux autres révélations, il clos ces révélations,
elles arrivent vers 610, il va d’abord prêcher son message auprès de  ses proches, il part pour Médine, et après sa
mort en  06/632 cette religion va se
développer par des conquêtes, il va cimenter par la religion en quelques
décennies les tribus d’Arabie.

Jusqu’à la France et l’arrêt par Charles Martel  en 732
à Poitiers.

 

Les sources

Les normes sont très hiérarchisées, tout en haut, on a le Coran

 

Le Coran ou récitation

Nom donné à l’ensemble des révélations divines données
à  Mahomet, il est écrit après la mort du
Prophète, il n’a rien écrit mais à transmis oralement à ses compagnons dans les
15 ans après sa  mort.

Il comprend 3 grands blocs qui se superposent, il a été
écrit avant 650.

Ce livre Saint est considéré comme un-crée, pas crée par
l’homme, c’est la parole de Dieu que l’homme s’est contenté de mettre par
écrit, comme pour la Torah, c’est une ouvre divine qui est immuable,
intemporelle, non modifiable, il est parfait.

Les arabisants s’interrogent sur l’étymologie du terme, on
rapproche du mot syriaque qui signifie « lecture
des écritures »,
mais les musulmans considèrent ce mot comme un nom
verbal du terme quarraa « réciter », en réalité le mot coran peut
désigner tantôt l’action de réciter, tantôt l’ensemble du texte donné par
Mahomet et considéré comme le Livre par excellence.

Il est divisé en chapitre « sourate » et composé
de versets  qui  correspondent aux injonctions faites  par le prophète en raison de sa prédication
vers  610.

Le problème principal du Coran est la chronologie de ses
sourates, pas d’ordre précis qui émerge à la lecture des chapitres successifs,
à ce jour on n’a pas encore déterminé la genèse de sa rédaction.

La tradition estime qu’émerge à la tête de la communauté
musulmane des califes qui vont s’étendre de 632 à 656, dès la fin du califat ab bakr, vers 634, l’un de ses proches
et lui-même futur calife « Omar »
constate que la connaissance par cœur du Coran était une tradition et que les
principaux connaisseurs étaient morts, aussi il demande à son secrétaire « Saïd » de réunir tous les
fragments d’écrit et oraux pour procéder à une mise par écrit (c’est la
tradition), les philologues estiment que cela se passe sous le califat (N°3), Houtman que le Coran aurait été mis
par écrit, débat de savoir si le Coran rédigé à la fin des années 640 retranscrit fidèlement les propos de Mahomet.

La version du texte du califat d’Houtman a été considérée comme le texte officiel, cas de litige
entre deux prieurs que l’on a demandé au calife de mettre le texte par écrit,
ainsi  Saïd et trois autres membres d’une commission  ont été chargé de rédiger plusieurs copies du
textes dans le dialecte coraiche, il
aurait été  conservé un exemplaire à  Médine et  envoyé  d’autres
à  Bassorah,  Koufa et Damas, il aurait demandé de détruire
tous les autres exemplaires existants, aujourd’hui, existence d’interrogations
quant au contenu (difficultés linguistiques).

D’après la tradition ancienne après la dynastie des
omeyyades possède le califat, la capitale est Damas, à sa fin on a introduit
les accents sur les lettres qui permettent de ne pas confondre deux consonnes,
amélioration du texte, insert un siècle après des voyelles.

Il faut attendre le début du X° pour qu’un savant définisse
7 lectures fondées  au 8ème
par des savants qui auront seuls autorités, est adopté des lectures officielles
qui auront cours dans les grandes villes.

Au début du 20°,
il ne demeure que 2 lectures d’usage courant, celle d’Asim qui servit de
support pour l’édition égyptienne et celle de Mafi.

Cette lecture ne peut être considérée indépendamment du fait
qu’il a été recopié, le texte a subi des évolutions du fait de l’évolution
linguistique.

Dans l’édition égyptienne, il y a 111 sourates et 296 versets, il faut ranger  à part la première sourate
« liminaire », prière, et les dernières qui sont une forme épilogue,
l’ordre des sourates ne correspondent pas à la prédication de Mahomet.

Les sourates les plus longues sont celles qui contiennent
les prescriptions données à Médine (dernière période), tandis que les sourates
proclamées à la Mecque sont plus courtes.

Comment constituer
l’ordre chronologique des révélations ?

Il y aurait trois temps de rédaction, l’ordre dans lequel
s’enchaînent les chapitres sont inversés, existence d’une période dite
mecquoise et d’une période médinoise, alors que le Coran inverse ces sourates

Au sein même de ces deux périodes, on constate que la
période mecquoise sont divisées en trois temps, sourates les plus courtes et le
plus lisibles, elle commence souvent par une formule de serment et annoncent
l’imminence du jugement dernier en des termes souvent obscurs « Sourate – 112, évoque la
condamnation des riches et affirme l’unicité de Dieu 
», période
initiale pendant laquelle Mahomet se heurte aux classes installées, la Mecque
est avant l’Islam un lieu très religieux, présence d’un polythéisme en Arabie.

Les sourates de la seconde période, se signalent par un
caractère « plus poétique »
que les précédents, elles sont plus longues, elles insistent sur la dimension
théologique, sur les signes de Dieu, à travers sa création, sa miséricorde,
elles évoquent les châtiments réservés aux différents peuples qui n’ont pas
écoutés les prophètes déjà envoyés par Dieu (Judaïsme et Christianisme), certains de ces textes évoquent mêmes
l’enfer et le paradis (sous forme descriptive et concrète).

La troisième période
dite Mecquoise
est moins lyrique, elle à un tour plus précis, ce sont des
récits détaillés des peuples du passé châtiés pour n’avoir pas respecté les
prophètes envoyés (Sourate 32)

Après l’Hégire,
nouvelle époque, premières sourates,
texte proche de la prose avec
assonances, textes très prescriptifs quant à la morale, la bienséance, l’idéal
de vie, fondement même du droit de la société musulmane.

Ces prescriptions viennent de Dieu, elles sont transmises à
un prophète qui les a lui-même reçu de l’archange Gabriel.

Sourate 2- La Vache
ou la Génisse comprend  226 versets,
Sourate – 4, droit de la femme

Le Coran est
considéré par les musulmans comme un texte dicté par Dieu et non pas inspiré
comme le Nouveau Testament,
il en résulte comme obligation, l’interdiction
de l’interpréter en tenant compte du genre littéraire des diverses parties,
certains exégètes s’en tienne strictement au sens littéral du texte, tandis que
d’autre dès le VIII° vont avoir
recours à l’interprétation spéculative, au sens figuré, à la notion de
symbolique.

D’autre part, cette dimension incréé du Coran n’a pas été
partagée par tous les savants musulmans, une partie minoritaire a estimé que le
Coran est un Livre crée, mais dès le
début du XI°,
cela se clôt.

Dieu dans le Coran dispose aussi  d’attributs, ce qui l’emporte c’est la version
littérale, le Coran va être considéré comme un Livre dicté, inimitable, il
serait un miracle offert par Dieu, il est la source ultime.

La seconde source de l’Islam après le
Coran, c’est la Sunna

 

La Sunna

Signifie, norme de comportement, habitude, le sunnisme vient
de ce terme (les gens de), ce terme va prendre une connotation technique, elle
est formée par les hadits qui désignent
l’ensemble des faits et gestes attribués à Mahomet.

Elle est considérée comme la seconde source de l’Islam et de
la Loi islamique après le Coran, la
Charia
est la voie, la norme juridique, abstraite extraite à partir de ces
deux sources, de cette Charia est tiré le fiqh,
l’application concrète, la jurisprudence.

Les hadits ont
été transmis par ses compagnons, difficilement, ils ont été compilés, on a crée
des recueils, difficulté de déterminer l’authenticité, travail multiforme fait
par des avants pour édicter une compilation.

Les plus anciens ont été élaborés  1sciècle après la mort de  Mahomet, au IX° un effort plus systématique
va tenter de donner une cohérence à l’ensemble de ces compilations juridiques
qui comprennent des centaines de prescriptions, technique des chaînes de garants, idée qu’un propos doit absolument
remonter par personne interposée à Mahomet.

6 recueils vont recevoir une sanction officielle du Califat (Boukhari), recueil  -
moitié IX°,
élimination de tout ce qui est apocryphes, non
authentiques, le contenu est  tel que
même si le contenu n’est pas authentifié, le fond  du texte l’emporte, on va classer les hadits
en catégories (les authentiques), les
(assez bons), (ceux qui ont une chaîne continue et ceux qui ont une chaîne
discontinue), la sunna est ainsi une compilation de ces hadits, elle est
tradition, elle a pour source le dernier des prophètes.

Ecole juridique, nom
donné à des systèmes qui s’élaborent dans les premiers siècles comme une sorte
de troisième strate, afin de préciser le contenu de ces sources, elles sont la
pour préciser les fondements de la loi.

Il existait  aussi des
écoles théologiques, qui vont être absorbées par les écoles juridiques, à la
différence du Christianisme, ou ce qui est le plus important est la doctrine,
en Islam, il y a un Dieu unique, l’enjeu se situe au niveau du droit

Leur existence tient essentiellement à un constat, ni le
Coran, ni la Sunna ne fournissait de façon directe et explicite les réponses
aux problèmes qui pouvaient se poser dans le monde musulman

Disciples qui vont créer un système juridique qui leur est
propre (Malik), juge Médinois meurt
en 788, écrit un ouvrage qui est à
la fois un Traité de fiqh et une compilation de hadits, lui estime qu’à partir
du corpus et dans leur strict respect littéral, on peut avoir recours à une
interprétation personnelle sous forme de consensus, on développe une solution à
partir des deux textes.

Deuxième moitié
VIII°,
un autre savant originaire d’Irak (Abu Hanifa), juriste admet que si un nombre de savants renommés
sont ok sur une solution, on peut adopter celle-ci, dans le cas contraire, on
peut avoir recours à l’analogie, il donnera naissance à l’école hanafite

Mort vers 820, vision
plus minimaliste, raisonnement proche des malikites « chafii » estime que consensus signifie accord unanime
des docteurs d’une période donnée, il se fonde sur un hadith « ma communauté ne tombera jamais
d’accord sur une erreur »,
cette précision est très importante car il
va transformer en sunna un usage traditionnel qui n’était pas un hadith
« consensus des oulémas), seule fois ou l’innovation n’est pas proscrite,
car on précise, on explicite le Coran  et
la Sunna.

Il va rédiger 6 recueils de tradition.

Ancien élève (Hanbal)
va donner naissance à une nouvelle école, très rigoriste, dimension négative,
toute innovation est condamnable, ne vaut que le Coran et la Sunna et
éventuellement l’interprétation personnelle mais en cas d’absolue nécessité,
cette école ne va pas durer.

Ces 4 lectures
occupent tout le monde sunnite.

Tout l’effort de la science musulmane est fourni par ces 4
grandes écoles qui ont fourni  une
lecture concrète.

Au X°, on estime
que l’effort de réflexion est arrivé à son terme (on ferme la porte de l’effort
de réflexion), jusqu’à aujourd’hui, l’effort d’interprétation est clos.

Réflexion chez certains réformistes qui opèrent une réforme
visant à mettre fin à l’influence du monde occidental (revenir aux origines) et
réappliquer l’Islam sur le fondement de ces
4 écoles (techniques de
l’imitation des ancêtres, le salafisme)

En Islam, la
distinction temporelle et spirituelle n’a pas de sens, il n’y a pas absence
d’emprise de Dieu, le Coran est un tout.

Le terme arabe
« Din »
est traduit par religion, c’est cependant beaucoup plus
large que cette notion de religion

 

Historique

Dès le premier millénaire, il existait plusieurs
organisations plus ou moins développées dans l’actuel YEMEN, la Mecque était une petite cité commerciale, lieu de passage
commercial vers la Syrie, naissance d’organisations politiques (Royaume Nabatéen– IV°, naissance de
l’écriture Arabe),
affrontement Empire Romain et Perse, naissance du royaume des  Lachmides
et d’autre part, les Ghassanides au Nord de l’Arabie moins structurée sur le plan politique, cette période arabe
antéislamique  aura une grande influence
sur l’Islam.

La prédication de Mahomet
témoignera d’une hostilité violente envers les polythéistes.

 

La naissance et le développement
à l’époque du prophète

Sur ce dernier on sait peu de
chose, la tradition musulmane
« Sîra » apporte
quelques informations sur sa vie avant sa prédication.

Il
est né vers  570-580
à  la Mecque dans un clan qui est
une famille de moyenne importance dans la Mecque, élevé par son grand père,
jeune, il épouse une veuve plus âgée que lui
« Khadîdja », veuve d’un riche marchand, il progresse socialement, son enfance serait
évoquée dans le Coran.

Cette activité de commerçant va
lui permettre de faire des voyages, les idées circulent beaucoup avec les
commerçants, la tradition laisse entendre qu’il aurait fréquenté les chrétiens
et les juifs.

Certains auteurs arabes chrétiens
critiquent Mahomet (ils subissent les conquêtes de l’Islam), mais cela reste
marginal, le Coran a des liens avec la Bible (prophète, religion révélée), il
considère que les monothéismes se sont trompés, Dieu fait appel à un dernier
prophète.

Ces similitudes sont liées aux
origines communes (Dieu), les autres monothéismes se sont montrés d’indignes
dépositaires de ce que Dieu leur avait confié.

Le
calife de la Mecque « Hanife »
cherche une
évolution car le polythéisme n’est plus satisfaisant, il ne pouvait pas devenir
juif ou chrétien, sa vocation de prophète
vient vers  610, il va
entendre l’Ange Gabriel qui va lui demander de réciter les paroles

Au départ, il n’en fait part qu’à ses proches, sa femme, son
cousin Ali, il prêche et dans un premier temps, les autorités mecquoises ne
présentent pas d’opposition, à cette époque, il évoque l’unicité de Dieu, la
lutte contre l’idolâtrie, il aura un certain succès dans les couches les plus
humbles, mais sans exclusive.

Il  va s’attaquer dans
un deuxième temps à l’idolâtrie « Sourate
de la deuxième et troisième période mecquoise »,
il va se heurter à
l’hostilité de l’oligarchie dominante pour deux raisons :

-
Supprimer l’ancienne religion signifie faire
perdre à la Mecque le statut de centre religieux et commercial

Il  va avec ses
fidèles vers l’Ethiopie, d’autres mecquois commencent à adhérer au mouvement,
parmi eux  Abbubakr, Omar et Utham qui est membre de la puissante famille des
Omeyyades, il va tenter d’exporter sa religion, c’est un échec, il va répondre
à  l’invitation de l’oasis de Médine.

Existence de 3 tribus juives importantes, Mahomet va
s’installer à Médine, et en  622, l’hégire va faire débuter le
calendrier musulman
, ce n’est pas une fuite, mais en tant que chef d’un
groupe structuré et avec un certain statut.

C’est un terrain religieux plus favorable, Médine à un
ancrage moins fort pour le polythéisme que la Mecque, il  y a nécessité de recourir à un arbitre local,
leur véritable conversion n’interviendra que plus tard, c’est le sens de sa
venue.

Il va être confronté à des difficultés durant le déroulé de
son discours religieux, ceux qui sont hostiles vont se convertir lorsqu’ils
verront les avantages du changement de foi, dans une première partie après
l’Hégire, il adoptera quelques rites judaïques « Shabbat », il abandonnera ces pratiques, il ne se tournera
plus vers Jérusalem, mais vers la Mecque pour prier, le religieux va alors
passer vers le politique, car la prédication seule ne peut suffire dans un
premier temps « Constitution de Médine »
, il y a élaboration de
règles de droit, de statut pour la première communauté avec les autres groupes
(texte d’abord destiné à ses partisans), il passe un accord avec les juifs en
les confirmant dans le libre exercice de leur religion et dans la possession de
leurs biens.

Cette nouvelle communauté complète plus qu’elle ne remplace
les traditions implantées précédemment, il ajoute à ces pratiques prés
islamiques des éléments nouveaux.

Il va connaître par la suite un développement plus
strictement politique, on appartient à un groupe car on appartient à un culte
(l’apostasie est le pêché suprême, suppression de tout lien du sang avec les
autres groupes), l’appartenance religieuse va transcender tous les autres
liens, avec cette idée d’arbitrage du chef en cas de litige, le dirigeant de l’oumma  exerce ses fonctions non pas en vertu d’une
autorité consensuelle, mais au nom d’une prérogative religieuse absolue, on
parle du consensus du groupe à Dieu.

Ce nouveau groupe va connaître un développement en raison du
conflit entre Médine et la Mecque, il organise des expéditions contre les
caravanes de la Mecque, afin de soumettre la cité à un blocus et augmenter le
prestige de la puissance et la notoriété de l’Oumma, en 624, bataille de  Badr qui
tourne à l’avantage de Mahomet et ses partisans, cela marque un nouveau pas
dans les révélations et va lui permettre de durcir son discours vis-à-vis des
juifs et des chrétiens qui falsifient les écritures, en 625, il va avoir face à
ses premières victoires une réaction importante des mecquois qui vont prendre
le danger au sérieux et envoyer une armée importante pour contrer leur
développement.

Pour mettre fin au pillage commis par Mahomet, grande
bataille dans laquelle les artisans de Mahomet sont vaincus, en 627, une armée
importante de Mecquois va assiéger Médine, ils sont vaincus, la dernière tribu
juive sera massacrée par Mahomet et ses partisans.

Entre 628-630, le
rapport de force s’inverse, dès 628,
un projet d’attaque de la Mecque est imaginé, il va transformer cette campagne
en un pèlerinage et après de longues négociation signe une trêve de 10 ans avec
les Mecquois, avec la possibilité d’effectuer  l’année suivante un pèlerinage de 3 jours.

Cet épisode marquera durablement l’Islam, mais des tensions
vont apparaître, car des partisans de Mahomet sont déçus par ce pacifisme,
attaque d’un oasis juif à Khaybar, pour la première fois est passé un Traité sur les rapports qui existeront
entre la puissance musulmane et une population conquise non musulmane
, les
juifs seront autorisés à garder leurs terres en échange d’un impôt très lourd
(moitié des récoltes), statut inégalitaire pour les conquis, statut de dhimmi (juifs et chrétiens non
musulmans), autorisés à vivre en terre d’Islam avec un statut inférieur.

En dépit de la trêve
de 10 ans, en 630,
l’Oumma viole le cessez le feu et va attaquer la Mecque
(meurtre d’un musulman à la Mecque), les Mecquois sont vaincus, la mission
terrestre de Mahomet est finie, le but était de prendre la Mecque et d’y
instaurer sa religion.

L’Oumma  va entrer en
contact avec des tribus de bédouins dont certains vont se convertir, Mahomet
tient compte de la notion de société tribale, il place l’appartenance
religieuse au dessus de toute appartenance tribale.

Tous les accords que Mahomet passe sont personnels
juridiquement, à sa mort, tous ces traités tombent, il faut  reprendre le contrôle politiquement.

En 06/632, mort
du prophète à la suite de maladie, son
œuvre est très importante, il crée en Arabie occidentale, une union de
celle-ci par le bais d’une religion monothéiste qui va supplanter les
polythéismes locaux, il laisse un état organisé à fondement militaire.

 

Les conquêtes

De 632 à 732,
l’Islam d’une nouvelle religion va devenir un empire dont l’étendu se situe
jusqu’au centre de la France « Poitiers ».

L’Islam naît à un moment opportun le concernant « 622-628-632 », les deux grands
empires qui dominaient le monde « Byzantin et  Iranien »
connaissent à partir de 610 et jusqu’en 628, une
« guerre profonde », et jeter toute leur force dans une bataille
ultime, catastrophe pour les 2, l’empire Byzantin est vainqueur mais ruiné,
l’empereur Iranien est mis à mort, l’empereur Héraclius remporte la victoire,
ce qui explique  comment l’armée de
Mahomet a pu vaincre l’empire Iranien dès
636, commence alors les conquêtes.

Est mené une action militaire et religieuse, des blocs de
l’empire byzantin vont  tomber (640), en 711, c’est l’Espagne qui est conquise,
puis le Sud de la France
, à la suite d’une alliance, les armées France et
le Royaume Aquitain vont écraser l’armée musulmane, cela va marquer un certain
recul.

Pour ce qui est de la conquête de l’Arménie, de l’Egypte et
de la Syrie, lorsque l’Islam naît, c’est pour le christianisme en raison
des  références de Mahomet  à  l’ancien testament, c’est la vision d’un
christianisme sectaire, aussi entre 451
et 630
, les byzantins ne vont cesser par la violence de vouloir
convertir  les orientaux au chalcédonisme.

Quant les arabes arrivent, la résistance va être limitée car
on va considérer que l’on va mettre fin aux tracasseries des byzantins
(exaspération des orientaux), mais quand la domination musulmane va devenir
plus dure, on  viendra à une nouvelle perception
de l’Islam dominant (dénoncé comme faux prophète par les chrétiens).

Pour l’Afrique du
Nord (Syrie au Maroc)
, ethnies qui se rattachent aux berbères
(christianisés), ils avaient des rapports assez  tendus avec  Rome (ajouté à la domination des vandales),
les arabes ont pu les renverser rapidement, l’islamisation a  pris assez longtemps (11°) qu’elle deviendra
de masse.

S’agissant de l’Espagne, les wisigoths l’occupent, les
musulmans vont occuper l’Espagne pendant près de 8 siècle, les conversions vont
être plus difficiles, et au 13°
s’amorce la « reconquista »,
fin de la domination musulmane, facteur clé, l’Islam est apparu en tant que puissance
militaire et religieuse à l’effondrement des empires.

Lorsque Mahomet meurt en 632, il n’avait rien prévu de précis quant à sa succession, un
successeur va lui être trouvé Abu Bakr, dans le développement de l’Islam, les 4
successeurs Omar, Uthman et Ali sont les califes bien guidés, Ali meurt en 651, le développement est
dû à ses derniers et peut être que le cinquième oublié est très important.

Cette succession se développe de manière empirique, il n’y a
pas de règles d’organisation de la succession, mais si les 4 ont des liens de
parenté, mais des tensions vont intervenir sur les modalités d’accès à la
fonction avec un affrontement total à partir de 651.

Se pose la question
de qui va succéder ?

La communauté musulmane va se déchirer en deux, deux parties
vont apparaître (le parti d’Ali et d’autre part le parti de la sunna), les partisans
d’Ali disposeront que le successeur doit être de la parenté du prophète, les
autres va considérer que le plus important est le consensus de la communauté
sur le plus compétent.

Le parti de la sunna va prendre le dessus et va devenir
calife le Muawiya qui s’impose en 661,
est mis à cette place celui que l’Oumma désigne.

Il est originaire de Damas, il va fonder la dynastie des Omeyyades, à sa mort son
successeur aurait dû être désigné mais il
fonde une dynastie.

Ils vont devenir tous deux très majoritaires en Islam, et
institution, droit et théologie seront mélangées, le désaccord entre sunnite et chiite vient du désaccord
de ce choix de calife
(une partie de l’Oumma voulait que le successeur soit
un partisan d’Ali- Chiites), ils
formeront les deux principales formations de l’Islam.

Chiite vient de la notion « le parti d’Ali » qui apparaît en 661, rejette le califat omeyyades et celui des abbassides, ce
descendant va prendre un nom particulier chez les Chiites « l’Imam »

Difficile de dire quant le parti d’Ali « gendre de
Mahomet » émerge, c’est plus tard que la lutte va apparaître en Ali et Muawiya en 656.

A la mort d’Ali son
fils « Hassan » va s’allier à l’omeyyades, mais il garde des
partisans, un autre de ses fils Hussein va reprendre le flambeau de la lutte.

Il  va connaître un
certain attrait, notamment chez les iraniens, Hussein va épouser la fille du
dernier empereur Perse, ce qui va assurer à Ali une adhésion de ceux-ci.

Bataille de
Kerbela  (680)
qui va marquer la
défaite des chiites et la mort de Hussein, le
Chiisme utilise les notions traditionnelles de l’Islam et ajoute la
notion d’Imama (principe politique à
fort fondement religieux qui réserve à Ali et ses descendants le droit de
diriger la communauté)
, pour les sunnites,
le calife est le chef (temporel), mais dans le chiisme,  il apparaît très tôt un clergé dont le chef
est un docteur de la loi « imam » , ayatollah.

Les imams se transmettent des secrets cachés, et dans le
chiisme, Ali va être placé au dessus de Mahomet, les imams vont être vus comme
sans pêché, infaillible, la croyance en l’Imam va en faire un 6° pilier, cette croyance se complète d’une idée messianique, la
série des imams s’est terminée par la mort d’un imam qui doit réapparaître un
jour pour ouvrir une ère de justice et de paix, pour les chiites,  c’est
« mahdi »,
alors que pour les sunnites, il est le vainqueur de
l’antéchrist, le chef légitime de la communauté qui délivrera celle-ci de la
tyrannie, en attendant, les autres imams se succèdent.

Le mouvement Chiite va se scinder en branches (pouvoir
iranien), vision messianique.

 

Distinction avec les sunnites

-
S’agissant
de l’exégèse
, la croyance aux imams a conduit les Chiites de la recension
officielle du Coran par les sunnites (on
aurait occulté l’apport d’Ali),
ils ne peuvent se mettre d’accord sur un
texte qui leur serait propre, ils utilisent le texte sunnite mais élaborent des
exégèses très allégoriques et se dotent de personnel religieux versés dans la
lecture du Coran (s’inspirent largement
de l’exégèse d’un Islam sunnite mutazilites)

-
S’agissant
de la sunna,
ils font remonter les hadiths aux imams et non aux compagnons
de Mahomet

-
En droit,
l’Imam est la seule autorité légitime pour fixer la loi, elle repose sur
son enseignement

-
Sur la
théologie,
on discute dans le sunnisme sur les attributs du divin et la
question de la prédétermination (les hommes agissent il dans un plan voulu par
Dieu à l’avance), dans le Chiisme, approche rationaliste du texte saint, on
s’appuie sur la raison à côté de la foi pour réfléchir sur le texte coranique

-
Sur le
culte, 
les pèlerinages sur les
tombes des premiers imams (Chiisme),
appel à la prière (Venez à la meilleure des œuvres, Tradition iranienne)

 

Le Chiisme se
divise en sous groupe, les alaouites (Syrie) et (Turquie)

Soufisme

Au sein de
l’Islam sunnite, on a une recherche de la perfection, désigne le mouvement
mystique ayant vu le jour très tôt dans le monde musulman avec des
manifestations diverses (développement aux origines des doctrines en marge du
sunnisme classique), les mots soufis et soufisme pourraient venir des robes de
laine que portaient les premières représentants, ils paraissent dès le califat
des omeyyades.

Sur le plan
individuel, recherche de la perfection qui concerne notamment par un
renoncement à certains plaisirs terrestres (ascèse mesurée), l’un des objectifs
étant que cette réserve permettrait d’établir une communication personnelle
avec Dieu.

Cette tendance
mystique va poser des problèmes dans les milieux traditionnels sunnites, il va
peu à peu être marginalisé du fait de cette tendance doctrinale.

A la fin du
Moyen Age, ils sont réunis en ordre (confrérie), elles vont jouer un rôle
politique plus ou moins important, à la fin du 19°, les confréries vont mettre
en but un mouvement dit des réformistes avec pour objectif de réformer pour
retourner aux origines (Frères musulman
en 1928 en Egypte),
rôle plus ou moins important selon les pays

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