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Auguste COMTE

Auguste Comte

 

Montesquieu, sociologue est avant tout conscient de la
diversité humaine et sociale.

Le but de la science est pour lui de mettre de l’ordre dans
un chaos apparent, et il y parvient en concevant des types de gouvernement ou
de société, en énumérant des déterminants qui influent sur les collectivités,
et en dernière analyse, en dégageant quelques principes rationnels, de validité
universelle.

Montesquieu part de
la diversité et parvient à l’unité humaine.

 

Auguste Comte est
quant à lui avant tout le sociologue de l’unité humaine et sociale, de l’unité
de l’histoire humaine.

Puisqu’il n’y a qu’un
seul type de société absolument valable, toute l’humanité devra, selon sa
philosophie, aboutir à ce type de société.

Il dresse dès lors un portrait historique de l’histoire des
sociétés humaines.

Un certain type de société est en train de mourir pour
Comte  «  celle  théologique et
militaire ».

-
La
société médiévale
avait pour ciment la foi transcendante interprétée par
l’Eglise catholique

-
La
société médiévale
avait pour contemporain la prédominance du domaine
militaire qui s’exprimait par le 1er rang occupé par les hommes de guerre.

-
La
nouvelle société est scientifique,
elle est dominée par les savants qui
remplacent les prêtres et les théologiens en tant que catégorie sociale qui
fournit la base intellectuelle et morale de l’ordre social.

-
De même,
que les savants remplacent les prêtres,
les banquiers et les
industriels  sont en train de prendre la
place des hommes de guerre.

Pour  Comte, les
hasards d’une révolution ou la violence ne permettent pas de réorganiser la
société en crise, il faut pour cela, une synthèse des sciences et la création
d’une politique positive.

La crise résulte de la contradiction de ces types sociaux et
ne pourra être résolue que par le triomphe du type social qu’il appelle
scientifique.

La Sociologie joue
dès lors cette fonction fondamentale qui permet de comprendre le devenir
nécessaire et aide activement à
l’accomplissement de l’ordre fondamental.

Il développe la loi
des 3 états de l’esprit humain,
en vertu de laquelle, ce dernier passe par
trois phases successives :

-
L’esprit humain explique les phénomènes en les
attribuant à des êtres ou des forces comparables

-
Il invoque les entités abstraites comme la
nature

-
Il découvre les lois qui les commandent.

Il veut démontrer que la façon de penser qui a triomphé en
mathématique doit s’imposer  en matière
de politique et aboutir à la constitution
d’une science positive de la
société, la sociologie.

Dans  «  le Cours de philosophie positive »,  se trouve fondée la science nouvelle qui
admettant la priorité du tout sur l’élément et la synthèse sur l’analyse a pour
objet l’histoire de l’espèce humaine.

La sociologie est la science du  tout
historique », elle est en mesure de déterminer non pas ce qui est, mais ce
qui a été et ce qui doit être ».

La Sociologie que veut créer Comte n’est cependant pas celle prudente, modeste et analytique de
Montesquieu, qui s’efforce de multiplier les explications pour  rendre compte de  l’extrême diversité des  institutions
humaines, elle a pour fonction de résoudre la crise moderne,
c’est-à-dire de fournir le système d’idées scientifiques qui présidera la
réorganisation sociale.

 

Quelle serait cette
science ?

Elle doit être à la fois certaine dans ses affirmations et
impératives pour les réformes.

Elle doit être synthétique, elle serait la science qui
partirait des lois les plus générales, des lois fondamentales de l’évolution
humaine, et celle qui découvrirait un déterminisme global que les hommes
pourraient dune certaine façon utiliser.

Il ne peut avoir de société, sans des individus qui ont les
mêmes croyances, conceptualisant une seule histoire humaine, il se réfère à une
nature humaine constante, dont découle nécessairement un ordre social.

 

La Société industrielle

Les idées directrices d’Auguste Comte au cours de ses années
de jeunesse ne lui sont pas personnelles, et il a recueilli dans le climat de
l’époque la conviction que la pensée théologique appartenait au passé, que Dieu
était mort, et que la pensée scientifique commandait désormais l’intelligence
des hommes modernes.

Le fait nouveau qui frappe tous les observateurs de la
société au début du 19ème , c’est l’industrie, et que quelque chose
d’original est en train de naître.

Il ya 6
caractéristiques de l’industrie telle qu’elle existe aux hommes du 19ème.

-
Elle est fondée sur l’organisation scientifique
du travail

-
Elle permet à l’humanité de développer
prodigieusement ses ressources.

-
Elle provoque la concentration d’ouvriers dans
les faubourgs, naissance d’une classe ouvrière

-
Elle témoigne d’une opposition latente entre les
employeurs et les employés, entre les prolétaires et les capitalistes

-
Des crises de surproduction se multiplient et
créent de la pauvreté au milieu de l’abondance

-
Liberté des échanges et recherche du profit
dominent, idéologie libérale qui prévaut.

La pensée socialiste,
comme celle des économistes pessimistes de la 1ère moitié du 19ème, se développe à partir
de la constatation du conflit entre prolétaire et entrepreneur, et de la conséquence
des crises considérées comme inévitables en raison de l’anarchie capitaliste.

Quant aux libéraux,
ils mettent en relief la recherche du profit comme la cause décisive du progrès
économique.

Comte est semble
t’il indifférent à l’opposition entre propriété privée et publique, car il
considère que l’autorité, quelle soit économique ou politique, est toujours
personnelle.

Dans toute société, ce sont des hommes en petit nombre qui
commandent, et il est bon que ce soient des hommes qui détiennent des capitaux
concentrés qui exercent l’autorité économique et sociale indispensable.

Il prend donc une position intermédiaire entre socialisme et
libéralisme, il est un organisateur qui veut tout à la fois maintenir la
propriété privée et  en transformer la
signification en la ramenant à l’exercice par quelques individus d’une fonction
sociale.

Il est d’autant moins enclin à accepter la concentration des
richesses et l’autorité des industriels que l’existence des hommes n’est pas
définie exclusivement par la place qu’ils occupent dans la hiérarchie
économique et sociale, car en dehors de
la loi temporelle que commande la loi puissance, il y a un ordre spirituel, qui
est celui des mérites moraux.

Ce n’est cependant pas un ordre transcendant tel que conçu
par la tradition chrétienne, mais un ordre d’ici bas et chacun dans sa vie doit
renverser sa perspective.

La pensée d’Auguste
comte
n’est cependant pas tournée sur l’interprétation de la société
industrielle, elle reprend surtout la réforme du pouvoir temporel par le pouvoir
spirituel, qui doit être le fait des savants et des philosophes remplaçant les
prêtres

La société positiviste est celle dont la création épouse ce
qu’étaient les prêtres et les églises aux âges théologiques du passé.

Il voulait un pouvoir spirituel exercé par des interprètes
de l’organisation sociale, qui auraient par là même rabaissés l’importance
morale de la hiérarchie temporelle.

Il pensait que l’organisation scientifique de la société
industrielle aboutirait à donner à chacun une place proportionnelle à ses
capacités er réaliserait ainsi la justice sociale.

 

La sociologie,
science de l’humanité

Il attribue à Montesquieu le mérite éminent d’avoir affirmé
le déterminisme des phénomènes historiques et sociaux.

Il offre une interprétation simplifiée de « L’Esprit des Lois » dont
l’idée centrale serait exprimée dans la formule fameuse du  Livre I « Les
lois sont les rapports nécessaires qui dérivent de la nature des choses ».

En revanche, il manque à Montesquieu pour avoir été le fondateur de la sociologie, l’idée du
progrès, que Compte va trouver chez  Condorcet.

En combinant le thème de Montesquieu du déterminisme, et
celui de Condorcet, des étapes nécessaires, selon un ordre inéluctable, des
progrès de l’esprit humain, on obtient la conception centrale d’Auguste Comte. « Les phénomènes sociaux sont soumis
à  un déterminisme rigoureux, qui se
présente sous la forme d’un devenir inévitable des sociétés humaines, commandé
par les progrès de l’esprit humain ».

Son objectif est de ramener l’infinie diversité des sociétés
humaines, dans l’espace et dans le temps, à une série fondamentale, le devenir
de l’espèce humaine, et à un dessein unique, l’aboutissement à un état final de
l’esprit humain.

La méthode positive
qui est  aujourd’hui en vigueur dans les
sciences  et  fondée sur
l’observation, l’expérimentation et l’établissement de lois doit s’étendre
désormais aux domaines livrés à la théologie ou à la physique, il existe ainsi,
une pensée positive, qui a une validité universelle, en politique comme en astronomie.

Simultanément, il explique, que cette méthode permet de
réduire le chaos propre à toute société, puis que l’on ne juxtapose plus des
pensées contradictoires.

Le but du devenir
social
, est d’amener la pensée humaine à la cohérence à laquelle, elle est
destinée et qui ne peut se réaliser que de deux manières :

-
Ou le
fétichisme spontané

-
Ou le
positivisme final

Cette contradiction tourmente l’humanité, et celle-ci
empêche l’esprit humain de s’arrêter jusqu’au stade final du positivisme
universel.

Le progrès nécessaire
de l’esprit
est l’aspect essentiel de l’histoire de l’humanité, et c’est
l’intelligence qui indique la direction de l’histoire humaine, et ce que sera
l’épanouissement de la société et de la nature humaine dans l’état final.

Cependant, si la science ou la philosophie positive est
valable pour tous les hommes, et si en même temps, l’histoire est celle de
l’intelligence, on conçoit qu’elle doive être pensée comme celle d’un peuple
unique.

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